Chauves-souris en danger !

Logo officielAu Québec, on compte huit espèces différentes de chauves-souris. Strictement insectivores, ces petites bêtes inoffensives peuvent consommer de 500 à 1 000 insectes par heure, la nuit tombée. Elles agissent comme de véritables « insecticides naturels » puisqu’elles se nourrissent principalement d’insectes ravageurs, tels que la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) et la chrysomèle rayée du concombre (Acalymma vittatum). Les chiroptères contribuent donc à la diminution des dommages causés aux récoltes par les insectes nuisibles et permettent de réduire l’épandage d’insecticides dans les champs agricoles.

Cependant, depuis 2006, l’introduction d’un champignon d’origine européenne cause le déclin fulgurant des chauves-souris en Amérique du Nord. Cette infection fongique, que l’on nomme « syndrome du museau blanc », sévit lors de la période d’hibernation des chiroptères, alors que leur système immunitaire fonctionne au ralenti. Lorsqu’elles sont atteintes de ce syndrome, les chauves-souris se réveillent plus fréquemment durant l’hiver, ce qui entraîne de grandes dépenses énergétiques. Sans insecte à se mettre sous la dent, elles meurent souvent de faim et d’épuisement avant la fin de l’hiver. Ce champignon donne au museau, aux ailes et aux oreilles des chauves-souris, une apparence blanche et pelucheuse. La perte d’habitats, le dérangement par les humains et l’utilisation de pesticides sont également des facteurs qui ont un impact négatif sur les populations de chauves-souris au Québec.

Puisque cinq des huit espèces de chauves-souris que l’on retrouve au Québec figurent sur la liste des espèces fauniques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables, plusieurs démarches sont donc entreprises, aux quatre coins de la province, afin de mettre en place des mesures pour atténuer leur déclin. Dans cette optique, Bassin Versant Saint-Maurice a mis sur pied un projet visant, d’une part, à apporter une aide concrète aux différentes populations de chauves-souris sur son territoire et, d’autre part, à sensibiliser les jeunes d’une école primaire à l’importance de protéger les chauves-souris.

ImpressionEn partenariat avec l’École de la Petite-Rivière (Ville de Shawinigan), plus de 40 élèves de cette école devront construire des dortoirs à chauves-souris, suite à une animation de mise en contexte sur la situation préoccupante de ces mammifères volants. Certains dortoirs seront installés aux abords du Lac Minogami (Camp Minogami, Ville de Shawinigan) et d’autres seront installés sur le site du Trou à Barbotte, un complexe de milieux humides situé aux abords de la rivière Saint-Maurice (Municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac). Les élèves impliqués dans ce projet assisteront l’équipe de BVSM lors de l’installation des dortoirs au Camp Minogami. Par ailleurs, ces élèves seront notamment conscientisés à l’importance de protéger les écosystèmes aquatiques et riverains, riches en habitats et sources de nourriture pour de nombreuses chauves-souris.

Ce projet est rendu possible grâce à la participation financière du WWF-Canada

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