SONDAGE DE PRIORISATION DES FONCTIONS

ÉCOLOGIQUES DES MILIEUX HUMIDES ET HYDRIQUES

L'eau est indéniablement l'une des plus grandes richesses naturelles du Québec. De fait, environ 10 % du territoire québécois est recouvert d'eau douce. Cette eau, que l'on retrouve notamment dans les lacs, les rivières, les fleuves, les ruisseaux, les marais, les marécages, les tourbières et les étangs, est essentielle à notre survie et au bon fonctionnement de l'ensemble des écosystèmes de la planète. Ces derniers nous procurent de nombreux biens et services, comme l'oxygène que nous respirons via la photosynthèse des plantes et l'eau que nous buvons par le biais de la recharge des nappes d'eau souterraine. 

 

Sur le territoire du bassin versant de la rivière Saint-Maurice, on retrouve plus de 36 000 lacs, des centaines de rivières et une multitude de milieux humides (étangs, marais, marécages, tourbières). La conservation de ces écosystèmes est un enjeu primordial, puisque leur destruction pourrait engendrer une diminution de la qualité de l'eau, augmenter les risques d'inondation dans les zones habitées et favoriser la prolifération d'espèces exotiques envahissantes (EEE). 

 

Dans cette optique, BVSM, dont la mission est d'offrir son expertise à la communauté afin d'améliorer la qualité de l'eau et des écosystèmes sur tout le territoire de la rivière Saint-Maurice, souhaite connaître votre opinion au sujet de l'importance que vous accordez à la conservation des milieux naturels. Ce court sondage nous permettra de mieux cibler les moyens d'intervention à mettre en place, et ce, en fonction des besoins des citoyen(ne)s, dans l'objectif d'assurer la pérennité des ressources en eau et des écosytèmes associés pour les générations actuelles et futures !

PRINCIPAUX CONSTATS

Parmi les fonctions écologiques associées aux milieux humides, trois (3) sont ressorties prioritaires : 

  

  • Conservation de la diversité biologique (83,5 %) ; 

  • Filtre contre la pollution, rempart contre l'érosion et rétention de sédiments (87,1 %) ; 

  • Régulation du niveau d'eau (80 %). 

La fonction écologique dont les réponses sont les plus disparates correspond à la qualité du paysage. En effet, 20 % des répondants ont mentionné que cette fonction était peu ou pas importante comparativement à 80 % des répondants qui ont, pour leur part, mentionné que cette fonction était importante ou très importante. 

En comparaison, la fonction de régulation du niveau d'eau est, pour l'ensemble des répondants, importante ou très importante. 

Fonctions écologiques MH.png

Les résultats du sondage associés aux milieux hydriques sont moins parlant que ceux des milieux humides. En effet, l'écart dans les pourcentages obtenus n'est pas flagrant comparativement à celui obtenu dans le sondage précédent. Toutefois, les résultats démontrent que deux (2) problématiques prioritaires sont mises de l'avant par les répondants : 

  • Perte et dégradation des milieux hydriques (76,5 %) ; 

  • Impacts des pesticides et des fertilisants sur la biodiversité (75,3 %). 

Pour les milieux hydriques, les acteurs de l'eau ont déterminé que la problématique prioritaire la plus importante est la perte de la dégradation des milieux hydriques. Cette problématique a tout de même obtenu un résultat moyen par 4,7 % des répondants. 

 

Fait intéressant

Les problématiques impacts de la navigation de plaisance et érosion des berges d'origine anthropique  ne sont pas importantes pour 2,4 % et 1,2 % des répondants. 

Fonctions écologiques Mhyd.png